Tiny House est un concept anglais. Littéralement il se traduit par « maison minuscule » ou « micro maison »). Il s’agit donc d’une petite maison transportable fixée sur une remorque pouvant être tractée par un véhicule de tourisme. A côté des autres habitats alternatifs, elle fait l’objet d’une certaine originalité mais n’est pas toujours connue du grand public. Dans cet article, nous vous proposons les éléments pour savoir exactement ce qu’est une tiny house.
Définition et histoire de la tiny house
La loi considère la tiny house comme une « résidence mobile terrestre ». C’est une mini construction au look et à l’aménagement particulier. Il est assimilable à une caravane. Les matériaux de construction ici sont légers.
La tiny house peut être utilisée comme résidence principale, comme logement de villégiature insolite ou encore comme alternative à l’extension d’une maison. Dans l’un ou l’autre cas, ce type d’habitat alternatif est toujours marqué par une volonté de liberté.
Apparu vers les années 1929 aux Etats-Unis d’Amérique, le concept de « tiny house » connait son véritable essor dès les années 2007. En effet, avec la crise économique déclenchée en cette période, le secteur de l’immobilier est affecté et les solutions alternatives sont de plus en plus recherchées. Si le concept n’est pas encore très répandu en France, l’engouement dans certains pays est certain.
La tiny house est économique, écologique, pratique et mobile !
La réglementation de la tiny House
Habitat alternatif particulier, la tiny house fait l’objet d’une réglementation spécifique. Les propriétaires et occupants ont certaines prérogatives auxquelles sont attachées des obligations.
Les obligations
Tout d’abord la tiny house doit respecter certaines dimensions : une largeur de 3m tout au plus, une longueur de 12m, une hauteur de 4, 3m et une masse de moins de 3,5 tonnes avec le permis B. Elle doit être stationnée sur des terrains éligibles (sont donc exclues les forêts, bois, zones agricoles…) et pouvoir être démontée manuellement.
Ensuite, la tiny house doit être assurée comme habitation et remorque. En même temps, le propriétaire doit s’acquitter de la taxe sur les résidences mobiles.
Enfin les raccordements de la tiny house aux réseaux publics (eau, électricité…) ne doivent pas impacter le budget des collectivités locales et faire l’objet d’une déclaration préalable de travaux au cas où elle passerait plus de 3 mois sur un terrain.
Les droits
L’obligation de déclaration préalable de travaux n’est pas absolue au cas où la tiny house passerait plus de 3 mois sur un terrain. La condition est que la roulette utilisée comme habitation ne soit pas fixée au sol.
Dans la construction de la micro maison, le propriétaire peut ne pas faire recours à un architecte. Il peut faire appel à un artisan ou s’en charger lui-même tant qu’il se réfère au Plan Local d’Urbanisme et au Plan d’Occupation des Sols de la zone. Aussi la tiny house peut être reconnue comme résidence permanente.
Les avantages et inconvénients de la Tiny House
Les avantages
Tout d’abord au niveau fiscal, lorsque le propriétaire ne possède que la tiny house et pas le terrain, il n’est pas astreint à la taxe foncière et la taxe d’habitation. Le coût de sa construction au mètre carré est plus faible que celui d’une extension de maison.
Au plan social et environnemental, la tiny house offre une expérience de vie unique et un mode de vie minimaliste. Son empreinte écologique reste faible : les eaux de pluie sont filtrées, des douches fonctionnent en circuit fermé, la perméabilité au sol est respectée…
Aussi, la tiny house est confortable, sa décote est faible car en changeant d’avis après quelques mois d’utilisation, le propriétaire ne risque pas de perdre de l’argent.
Enfin, une tiny house n’es plus ni moins qu’une caravane : tractée à une voiture comme avec une remorque, vous pouvez la déplacer partout ! Vous permettant alors de changer régulièrement d’endroit au grès de vos envies, au fil de vos voyages par exemple. Contrairement à d’autres habitats alternatifs comme la maison en container maritime ou le chalet, elle se démarque par sa mobilité.
Les inconvénients
Le premier inconvénient de la tiny house c’est l’espace. Etant minuscule, elle est incompatible avec une vie de famille sur une longue durée (toute l’année par exemple). C’est une maison pour 2 à 4 personnes.
Les énergies renouvelables peuvent parfois être insuffisants pour l’alimenter. Dans ce cas, un générateur à essence (très polluant) est souvent mis à contribution pour faire fonctionner les appareils électriques.
Au plan social, il est parfois difficile pour les propriétaires de se soumettre aux sacrifices qu’impose la vie minimaliste de la tiny house (devoir recycler les eaux usées pour les douches, se priver de lave-linge, faire un choix sélectif des appareils électroménagers, utiliser des toilettes sèches…).
La sécurité de cet habitat alternatif reste également précaire et son déplacement constant nécessite avoir une voiture puissante et de consommer beaucoup de carburant.
En conclusion
Ainsi, nomade ou pas, la tiny house se présente comme une micro maison aux caractéristiques particulières qui permettent de la définir. Son style minimaliste permet de vivre effectivement autrement.
A lire également : Digitalisation, visite virtuelle immobilier : le secteur bouge !